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Mardi 07 Septembre 2010

Nous sommes à La Grande Motte

Coup d’œil sur le Beach néo-zélandais


le 23/02/2009 à 22h28

Voici un exposé sur le circuit national néo-zélandais. Ceux qui ont lu les news connaissent déjà le plus important mais ceux qui n'ont pas suivi peuvent TOUT savoir en lisant ça:


1/ Le circuit McEntee Hire National Tour N-Z

Le circuit néo-zélandais est organisé par SMC, société de promotion d’événements, et porte le nom du sponsor principal, McEntee Hire, entreprise de location de matériel.

Le tour ne dure que 3 semaines et compte 5 tournois.
Les 4 premières étapes durent 2 jours et permettent d’établir un classement général. Le tournoi final du dernier week-end décerne le titre de champion de N-Z. La 3° étape est en milieu de semaine.

Avec une telle formule, les joueurs se consacrent entièrement au Beach pendant la durée du tour et ne rentrent pas chez eux entre les étapes.

Le tournoi final dure 3 jours, sur 1 seul terrain posé dans le stade de Tennis ayant reçu le tournoi ATP d’Auckland la semaine précédente.
C’est l’EVENEMENT beach de l’année, à chaque fois sur ce stade de Stanley Street et toujours après l’ATP. Spectateurs, joueurs, médias, le monde du Beach attend ce « Stanley Street » avec impatience.

Les villes hôtes sont : Christchurch, Wellington, Ohope, Mount Maunganui, Auckland.

2/ Organisation

Le promoteur gère le circuit, installe le site, assure la communication, distribue le prize money. Nous ne savons pas s’il paye une redevance à la Fédération.

Les entrées sont payantes pour le tournoi final (l’équivalent de 7 euros par jour) et les tribunes (3.000 places) étaient au moins à moitié pleines le jour des finales. Certains matches sont joués de nuit, jusqu’à 21h00, le vendredi et le samedi.

La télévision est présente pour les 2 derniers tournois. Les finales Hommes et Femmes sont diffusées, ainsi que les demi-finales si une équipe néo-zélandaise est qualifiée. Les matchs sont retransmis en direct sur TVNZ2 ou TVNZ3 qui sont des chaînes nationales importantes.

Matches en 2 sets gagnants, format FIVB.
Tableau à 24 en double élimination pour les 4 étapes.
Tableau à 12 équipes pour les finales, dans 4 poules de 3. Les 2 premiers de poule sont qualifiés et croisent pour les ¼ de finales.

La répartition des têtes de séries est définie par le directeur sportif pour essayer d’arriver à une ½ finale entre équipes néo-zélandaises, donc tenter d’assurer une équipe locale en finale. Ainsi, il arrive qu’au début d’un tournoi le classement des têtes de séries ne corresponde pas au classement général mais personne ne se plaint.

L’arbitrage est assuré par les joueurs. Généralement, c’est l’équipe qui perd le match qui arbitre la partie suivante. Les demi-finales, finales et quelques matchs chauds sont arbitrés par des arbitres officiels.


3/ Participants

Les tableaux à 24 sont (presque) pleins mais il n’y a pas besoin de qualifications le vendredi.
Pour le tableau à 12 de l’étape finale, 8 équipes sont qualifiées directement et 4 équipes sont issues des qualifications qui ont eu lieu la veille (donc le jeudi).

Les équipes étrangères sont invitées par la fédération N-Z, en fait « choisies » par les Néo-Zélandais du World Tour (joueurs + entraîneurs + arbitre). Chaque année, ils optent pour une tête de série mieux classée que leur champion national (nous cette année), puis 4 ou 5 autres équipes moins bien classées, de nations différentes, qui se feront accrocher ou même battre par les meilleures équipes N-Z. Ceci bien évidemment dans un souci d’avoir toujours une équipe néo-zélandaise aux derniers stades de la compétition.

Avec ces étrangers, le niveau du circuit est sensiblement supérieur à celui du Championnat de France. En comptant uniquement les équipes locales, le niveau devrait être comparable, peut être meilleur chez nous pour les Top Teams mais peut être plus dense chez eux (leur 10° semble plus fort que le nôtre).

Deux règles de la FIVB régulent la présence d’équipes étrangères sur un circuit national :
- une équipe étrangère ne peut pas participer à plus de 3 tournois;
- il ne peut pas y avoir plus de 4 équipes étrangères dans un même tournoi.

La fédération néo-zélandaise invite six équipes étrangères et instaure un tour de rôle.
Par exemple, une équipe suisse a joué les 3 premiers tournois et n’a même pas participé à la finale. Les Hollandais ont fait le 2ème, le 4ème et la finale. Pour notre part, nous n’avons pu faire que les deux derniers tournois.
Souvent, les équipes qui ne jouent pas viennent quand même en spectateurs, ce que nous avons fait pour les étapes de Wellington et Ohope.

En dehors de la France, les nations suivantes étaient représentées cette année : Suisse , USA, Allemagne, Hollande, Autriche.


4/ Finances

Inscription : 30 euros par équipe et par étape.

Aucune prise en charge des frais de transport ni d’hébergement, sauf pour la finale à Auckland où les étrangers et la meilleure équipe N-Z ont une chambre d’hôtel.

Cependant, le « système D » marche très bien en Nouvelle-Zélande et les joueurs étrangers arrivent souvent à se faire héberger par des joueurs locaux ou des gens de l’organisation. Si une équipe vient pour la première fois en Nouvelle-Zélande, le promoteur ou la fédération N-Z l’aide et la met en relation avec une personne pouvant l’accueillir.

Le Prize Money est assez faible, avec 500 euros à l’équipe gagnante en 1° phase et 750 euros en finale. Il faut y ajouter une prime d’engagement de 250 euros à chaque tournoi pour les équipes étrangères, c’est une aide au voyage.

Enfin, les 10 meilleurs joueurs et joueuses néo-zélandais au classement individuel accèdent à un bonus pool (qui reste très modeste, environ 250 euros au meilleur).


5/ Ambiance

Très « américaine » pendant la compétition : joueurs torse nu, public bruyant qui interpelle les joueurs …….
Globalement, le tour néo-zélandais est réputé à travers le monde pour sa bonne ambiance et beaucoup de bons joueurs internationaux y ont participé pour cette raison. Au palmarès figurent donc des noms comme Martin et Paul Laciga (SUI), Kjell Schneider et David Klemperer (GER), Jorre Kjemperud et Vegard Hoidalen (NOR), Sacha Heuyer (SUI) et Emiel Boersma (NED), Julian Prosser et Lee Zahner (AUS), Nik Berger (AUT), Christoph Dieckman et Julius Brink (GER), Kristjan Kais et Rivo Vesik (EST).

Au niveau affluence, le circuit français n’a rien à envier au circuit N-Z. En effet, si leurs gradins sont pleins, ils sont généralement plus petits que chez nous (excepté ceux d’Auckland).

Le Promoteur organise, le dernier soir de chaque tournoi, une soirée pour l’ensemble des participants (joueurs, organisateurs, officiels) et tous ceux qui veulent venir.
Ces soirées sont attendues par tous les gens du Tour et participent à la bonne ambiance générale qui règne sur le circuit.
Après les finales, la dernière soirée est l’occasion de décerner des trophées individuels. En effet, pendant le dernier tournoi, chaque joueur vote pour le MVP, le meilleur bloqueur, le meilleur rookie, etc… et les récompenses sont remises le dimanche soir, pendant la fête.
Quelques titres, moins officiels, sont également attribués, comme les plus beaux abdos, le joueur le plus dur avec les arbitres, et pire encore au gré de l’imagination du speaker.
Au total, ça donne l’impression d’une grande famille, tout le monde se connaît, met la main à la pâte, s’entraide, rigole !
Enfin, les champions locaux sont très investis dans la réussite de ce circuit, unique occasion pour le Beach NZ de voir ce qui se fait ailleurs.


6/ Saison de Beach

La saison de Beach va d’octobre à février, avec une bonne douzaine d’autres tournois nationaux senior. Ces tournois comptent pour le Classement National mais la participation y est généralement régionale.
Il y a championnat national dans chaque catégorie d’âge « jeunes », avec 2 étapes et une finale.
Environ 140 joueuses et 180 joueurs figurent dans le classement national annuel.
Le tout pour 4 millions d’habitants, sur un grand territoire en plusieurs îles.
La licence Volley recouvre les 2 disciplines.


7/ Kiwis en FIVB

La Nouvelle-Zélande n’organise pas de compétition mondiale et envoie très peu d’équipes sur le circuit mondial.

En 2008, chez les messieurs :
Lockhead – Pitman se classent 21° avec 13 participations dont 11 main-draw
Wallace – Haenga se classent 164° avec 1 participation dont 1 main-draw.
En 2008 chez les dames :
Blundell – Scarlett se classent 60° avec 12 participations dont 5 main-draw

Historique des meilleurs classements mondiaux :
Messieurs
- HAMILTON – HAMILTON : 11° en 1994
- LOCKHEAD – PITMAN : 21° en 2008
- SEUSEU –EADE : 25° en 1998

Dames
- DRUMMOND – TODD : 42° en 2001

Par comparaison, en France :
Messieurs
- PENIGAUD – JODARD : 3° en 1994
- CES – CES : 13° en 2008
- DEULOFEU – GUISSART : 21° en 1996

Dames
- RIGAUX – PRAWERMAN : 19° en 2000
- ARJONA – KADJO : 20° en 2005
- FAURE – SARPAUX : 25° en 2007

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